C'est dans le chahut d'une multitude, entre l'usine des halles et la buissonnière, qu'aurait pu naître, une nuit, La Collective Des Mineure De Fond. Mais il faut parfois plusieurs obscurités pour que quelques souffles éparses se retrouvent.
Pourtant c'est bien là, dans la folie de la foule du Champs-De-Berry*, que fut découvert, en 2009 du calendrier binaire, la première veine de lumineuse.
Ce printemps-là, plusieurs jeunesses s'aventuraient à la recherche du tout-brillant, dans les galeries anciennes de Vogue-Là* comme dans celles qui n'existaient plus, alentour, et qu'il devenait nécessaire de redécouvrir pour s'y retrouver et s'y blottir. Et de celles, des nuits, qui fît fête, fut celle des halles du Champs-De-Berry*. Près d'une centaine de têtes de pioches s'étaient retrouvées au fond de l'ancienne usine* pour célébrer la fin des succursales de L'Éducation Rationnelle*. Chœurs sous le cercle noir du peintre, bal-à-la-bougie dans ledit gymnase et farandoles folâtres sous la foudre qui tonitruait étaient en liesse.
C'était la saison des multiples et des collectives, la première des possibles, et l'on se rencontrait, avec joie, dans le Bassin-De-Berry. De ces futurs-fleuves, dont allait jaillir La Collective Des Mineurs De Fond, il y avait Vincent, venu des hautes galeries de Bercer-Maurice*, Violette des ramifications du Bouger*, Thibault, Fabien et Paolo d'Aigre-Douce*, Antoine des Hauts-De-Berry*, Benoît des Bois-De-Berry* et Lola de Pont-Paladru*.
L'appel était puissant et toutes ces jeunes sueurs-froides se retrouvaient tant à Vogue-Là, qu'à La Boîte-à-Musique* qu'au troc-café du coin.
En 2010, des premières formes virent le jour et les aventures se multipliaient, saison après saison, au C'est-Sérieux* du Champs-De-Berry, puis à celui de Ville-Urbaine* et de Lions-Nous* ainsi qu'à la Place-D'arts* de cette même ville que dans d'autres alternatives.
C'est en 2013, que dans les bouges de Lions-Nous, se forgeaient les groupes comme le Thibault Gomez Quintet, Tchoukadane MaDam RamDam.
Puis toutes et tous étaient appelées vers d'autres profondeurs, à Biniou-Sur-Air*, Pavane*, et ailleurs. Les lignes étaient parfois coupées, les signaux rares et les connexions difficiles. Mais joie! Toutes et tous se retrouvaient chaque année à L'Eté Des Nuits*, terre d'argile dont èlil (elles-ils) firent leurs masques de fête et d'espoir.
Et c'est en 2016, après quintes de souterraines, que se retrouvaient ces quelques clairs-de-nuit, à Pavane*, pour y créer La Collective Des Mineure De Fond, enfin! Des petits exploits au grand cœur furent accomplit, à La Petite Maison, puis au Frigo. Mais un coup de grisou emporta grand Benoît des Bois-De-Berry vers d'autres organisations périphériques*. Et c'est aussi, l'année suivante, qu'un effondrement eu presque emporté Paolo d'Aigre-Douce, qui fut rapatrié dans les Grottes-De-L'Epine*. En 2019 parti Thibault d'Aigre-Douce pour l'équipe des casques-à-cornes du nord* avant de revenir à Pavane. Depuis, l'équipe se partage les avancées des cathédrales souterraines par signaux cycliques et se retrouvent chaque année à l'occasion de fêtes, empruntant parfois aussi, malgré le tort fait aux presque dieux des forêts*, La Sifflante Nerveuse des Chemins Fous.
Aujourd'hui La Collective Des Mineure De Fond ouvre grandes ses mines, à ciel ouvert comme dans les circuits digitaux grâce au jeune Sam d'Aigre-Douce, pour y partager ses chants et ses sons, ses images et ses rêves, comme des crédos, sur la rive d'un lac souterrain comme à l'apostrophe des interstices. Ici, des poètes-sans-paroles, des musiciens-sans-muses et des fédérateurs-sans-drapeaux, au courage de se perdre mille fois pour, à l'aube de la nuit, toujours colporter la joie.»